Cachan, Juillet 2006.



Une barre abandonnée dans le campus universitaire est devenue depuis quelques années le plus grand squat de France. Jusqu'à un millier d'habitants qui cohabitent et se partagent des chambres étudiantes de cet immeuble de cinq étages des années 60.
Au coeur de la cité U, le bâtiment F est devenu un petit village qui regroupe une trentaine de nationalités, la plupart originaires du Mali, de Côte-d'Ivoire et du Sénégal.
Le "squat des 1000" est devenu une solution d'hébergement pour des sans-papiers et aussi un abri pour des familles dans l'impasse. Des gens qui sont dans une situation régulière -papiers et travail- mais en attente d'un HLM ou incapables de louer, faute de pouvoir apporter des garanties suffisantes à un propriétaire.
Le 17 août 2006, les CRS reçoivent l'ordre de vider le bâtiment, le squat est évacué. Au lendemain de leur expulsion, environ 200 personnes se réfugient dans un gymnase de la ville qu'ils n'acceptent de quitter qu'à condition d'être régularisés et d'obtenir un logement.
Cet événement, pratiquement dix ans jour pour jour après la médiatique expulsion de l'église Saint-Bernard, relancera un nouveau débat sur le mal logement.
Après de longues négociations, la grande majorité des anciens squatteurs pourra enfin bénéficier d'un relogement définitif et d'une régularisation.

Cachan, July 2006.


An abandoned housing block on a university campus has turned into the largest squat in France. Up to one thousand individuals live in student lodgings, in that five-story high building dating back to the sixties.

Right in the centre of that students’ hall of residence, the F block has become a small village housing some thirty nationalities, most of them from Mali, the Ivory Coast and Senegal.

The « One-thousand squat » has grown into a temporary shelter for illegal immigrants and for families in hopeless situations. People whose status is legal as regard to the law are on a waiting list for a low-rent apartment or unable to rent one for lack of a sufficient income.

On August 17th, 2006, the riot police is ordered to clear the building. The inmates are chucked out. On the following day, about 200 people find shelter in a city gymnasium. They refuse to leave it unless they are awarded a staying permit and permanent lodging.

That incident, taking place ten years to the day after the much publicized evacuation from the Saint Bernard Church will bring to light question of insufficient housing facilities.

After long negotiations, most of the former squatters will, at last, be awarded permanent lodgings and a permanent staying permit.

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